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Tome deuxième.
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HISTOIRE DE DIX ANS.

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pont pour la guerre : et puis, Birmingham , Manchestersont à nos portes. On nous promet, il est vrai, que lesforteresses jadis élevées contre nous seront démolies.Démolies? quand il nous était si avantageux de les laisserdebout en les faisant nôtres! Au surplus, le comte Grevaréfuté, sur ce point, le discours de la couronne : réfutezdonc les explications offensantes du comte Grey. Pour cequi est de la Pologne , était-il possible, oui ou non, de lasecourir autrement que les armes à la main? Vous avezoffert votre médiation : a-t-elle été acceptée? Voilà ce quilfallait nous apprendre. Chose étrange! vous avez consentià faire partie d'un congrès pour terminer un conflit res-serré entre la Belgique et la Hollande, et vous navez passu provoquer un congrès pour substituer les négociationsà une guerre affreuse. Pourquoi une Conférence aprèslinsurrection de Bruxelles?Pourquoi pas une Conférenceaprès linsurrection de Varsovie ? Serait-ce que, dans lepremier cas, la ligue se formait contre nous, tandis que,dans le second, elle se serait formée contre la Bussie?Encore si vous aviez reconnu la nationalité polonaise !Car, à moins que la France , gouvernée par vous, ne soittout-à-coup devenue la risée des nations, nous devonsadmettre qu'il y a quelque autorité dans son vouloir,énergiquement manifesté. Quel effet n'auraient pas produitdans la Lithuanie , dans la Volhynie , dans la Podolie, dansla Gallicie , dans la Flongrie, ces mots solennellementprononcés par la France : nous reconnaissons la nationa-lité polonaise ! 11 n'était donc pas nécessaire, pour sauverun peuple ami, de donner quatre cents lieues à parcourirà nos armées. Et quant à la crainte de pousser dans lamêlée lAutriche et la Prusse, cette crainte eût été sans