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Tome deuxième.
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HISTOIRE UE DIX ANS.

agent du gouvernement, et la lettre qui l'autorisait portaitces mots : « Il vous sera alloué une commission sur le« prix de cette acquisition, et vos frais de voyage *. »Ainsi M. Gisquet était un mandataire salarié du gouverne-ment; il partait investi dun caractère public.

Cependant, arrivé en Angleterre, il se crut en droit depasser avec MM. W'heeler, Iron et Fairfax, fabricants defusils à Birmingham , un marché provisoire dans lequel ilstipulait en son propre et privé nom.

La Tour de Londres contenait un grand nombre devieux fusils. Les fabricants de Birmingham proposèrent àM. Gisquet de les acheter, pour son compte, au gouverne-ment anglais , en se réservant à eux-mêmes un tiers desbénéfices nets réalisés sur lopération.

Cette dernière clause était inadmissible. M. Gisquet,nétant quun mandataire, navait ni bénéfices à faire danslopération, ni bénéfices à partager. Il consentit néan-moins à traiter sur ces bases. Il fut même convenu que,si le tiers réservé aux fabricants de Birmingham ne pro-duisait pas une somme de cent cinquante mille francs, lepartage du gain aurait lieu par moitié.

M. Gisquet ne demandait, par une acceptation défini-tive, quun délai de quinze jours; et, dans cet acte singu-lier, il avait eu soin de faire insérer une clause qui inter-disait à MM. Wheeler,Iron et Fairfax, la faculté défaire,sans son autorisation spéciale, aucun marché semblableavec quelque Puissance étrangère que ce put être ; soitquil fût animé en cela dune intention patriotique, soit

1 On lit dans les Mémoires de M. Gisquet (tomel, p. 176) : «Aucune« commission, aucun avantage ne métaient promis. Je remplissais une« mission gratuite et toute de dévoûment ! ! »