CHAPITRE XII.
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de Posen , ne l'avait été que par mesure sanitaire; qu'en-fin, en ce qui touchait les prétendus conseils donnés parle gouvernement français à la Pologne , pour qu’elle aban-donnât tout système de guerre offensive, avec l’espoird’ètre reconnue dans deux mois, « le gouvernement n'a-« vait jamais rien dit de semblable 1 . »
Cette réponse dans laquelle, d’ailleurs, on présentaitles faits d'une manière inexacte, était d'une faiblessedéplorable. Dire que, par amour pour la paix, on avaitpermis à la Prusse une intervention indirecte, qu’on s’in-terdisait à soi-même à Constantinople , c’était avouerhautement l'infériorité de notre politique, et encouragerles ennemis de la France à tout oser contre elle. Quant
sortirait de la Belgique qu’après que l’assurance de l’indépendance de laBelgique nous serait donnée. Nous l’avons obtenue. «
( Voir le Moniteur du 20 septembre 1831.)
Or, voici en quels termes s'était exprimé le maréchal Soult :
a L’armée hollandaise a reçu l’ordre de se replier devant nos troupes. Ce-« pendant, nos troupes ne rentrent point pour cela. Car il faut que l’exé-« cution ait répondu à la disposition et que nous ayons la certitude qu’il« n’y aura pas de retour, avant que nos troupes rentrent en France . »
(Moniteur du 14 août 1831.)
Il s’agissait donc non pas de l’assurance de l’indépendance belge , mais dela certitude que les Hollandais ne retourneraient point en Belgique . Car,quant à l’indépendance de la Belgique , est-ce que M. Sébastiani ignorait,lui, ministre des affaires étrangères, que cette indépendance avait été re-connue bien avant l’invasion des Hollandais ?
’ Le général Lafavette ayant, sur ce point, demandé des explications à lalégation polonaise, voici la réponse qu’il reçut :
« Nous nous empressons de vous assurer :
* Que c’est M. le ministre des allaires étrangères qui nous a engagés,le 7 juillet, à envoyer un messager à Varsovie , auquel il a donné les frais deroute ; que le but de cet envoi était, comme nous l’a dit S. Exe. M. le comteSébastiani , de porter notre gouvernement à tenir encore deux mois, parceque c’était le temps nécessaire pour les négociations. «
U.
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