Band 
Tome deuxième.
Seite
458
JPEG-Download
 

158

HISTOIRE DE DIX AXS.

bourg, cest-à-dire la moitié de Maëstricht , Venloo et 53villages, mais encore tout le territoire qui pouvait luipermettre, en sétendant le long de la Meuse , dacquérirune consistance continentale et de former contre la France une forte barrière.

Eh bien, tout cela fut décidé par le traité des 24 ar-ticles. Et la décision fut prise à lunanimité! La signaturede M. deTalleyrand, depuis le commencement de ce siècle,navait manqué à aucun des actes funestes à notre pays.

Ici se termine, dans ce quil avait eu de plus impor-tant, déplus héroïque et de plus orageux, le mouvementeuropéen que la révolution de 1830 avait enfanté. Au plusvaste bouillonnement dont il soit fait mention dans lhis-toire des agitations humaines, succédaient le calme delépuisement et un silence universel.

Victime de son propre gouvernement, la France navaitplus dautre spectacle que celui de la joie qu'inspiraientaux Puissances ennemies de sa gloire leurs succès inat-tendus.

La Prusse, en effet, voyait rentrer paisiblement souslempire de ses lois les provinces rhénanes le nom dela France néveillait plus décho.

LAutriche était rassurée et satisfaite. En provoquantles insurrections de Modène , de Parme , de Bologne , larévolution de juillet navait servi qu'à fournir au Cabinetde Vienne loccasion de faire consacrer dune manièreéclatante ses prétentions sur lItalie .

LAngleterre avait tenu, durant toute lannée, le sceptrede la diplomatie et avait fait tourner à son profit cetterévolution belge que la fortune semblait avoir envoyée à la