CHAPITRE II.
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apporter au régime oppresseur du laissez-faire, ni, en unmot, de procédés scientifiques propres à prévenir, ne fût-ce que provisoirement, le réveil d'une lutte à jamais la-mentable. Non. M. Mauguin demanda que les épithètesfranches et complètes fussent rayées de l’adresse -, M. Ca-simir Périer demanda le contraire. M. Casimir Périer ap-pela injurieusement M. Mauguin un individu; M. Mauguinmit en relief l'impertinence de M. Casimir Périer . Là-dessus il se fit un grand tumulte ; il y eut un grand scan-dale : toutes les passions de parti se heurtèrent dans uneconfuse mêlée. Puis, à un mois de là, le président duConseil vint dresser à la tribune l’acte d’accusation dupréfet du Rhône , lequel, pâle de colère, saisit le momentoù le président du Conseil sortait de la salle des délibéra-tions, pour le menacer et lui donner les plus humiliantsdémentis. Ce fut tout.
Le gouvernement, d’ailleurs, avait à cette époque d’au-tres sujets de préoccupation. Le jour approchait où laliste civile allait être fixée pour toute la durée du nou-veau règne, et l'on faisait courir dans le public la liste desdépenses royales jugées nécessaires par les ministres. Cetteliste portait au chiffre de dix-huit millions le tribut an-nuel que la royauté devait lever sur le peuple.
Les ouvriers de Lyon une fois réduits à se renfermersilencieusement dans leur misère et dans leurs angoisses,les amis de l’ordre triomphèrent. La retraite du peuplesur le Mont-Aventin avait eu du moins pour résultat l'é-tablissement des tribuns.
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