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Tome troisième.
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CHAPITRE 111.

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. « famille du sang me punit d’avoir voulu pratiquer ma foi« religieuse. Eh bien ! toutes les rigueurs delà famille du« sang ne triompheront pas de mon amour pour elle, et je« la forcerai par mes œuvres à me rendre sa tendresse.Rey-« naud,j’ai souvent entendu sortir de ta bouche ces mots« puissants : «La voix du peuple est la voix de Dieu .» Que« demandent donc ces hommes qui peuplent la plus in-« dustrieuse de nos cités? Quel cri se fait entendre sous« cet étendard de mort, au milieu de la mitraille? Rey-« naud, Reynaud, ils demandent du pain, et l’argent qui« le donne est une puissance morale .. Prolétaires qui« m’écoutez, ma main a souvent touché vos mains en-« durcies par le travail, et elle a senti que vous répondiez« à ses étreintes. Rassurez-vous donc! Dieu n’a pas« permis qu’un homme pût se placer en présence des« hommes avec cette face calme et sereine, avec cettea grandeur et cette beauté, pour qu’il s’en servît afin de

« les séduire et de les perdre.Et vous, femmes, celle

« qui m’a porté dans ses entrailles n’est pas là pour« m’entendre ; faites place pour moi dans votre cœur à« un amour de mère, afin que, si vous voyez celle dont« Dieu m’a fait naître, vous apaisiez les tourments de« cette stérilité qu’elle s’est faite. Dites-lui, pour la tou-« cher, les douleurs que doit souffrir un fils comme moi« privé de ses embrassements, de sa parole, de sa vue. »

Aces mots l’assemblée se lève avec transport. Plusieursmembres de la famille courent à Enfantin et se jettentdans ses bras. C’était la dernière scène engendrée par leschisme.

Les membres les plus importants du saint-simonismeavaient été jusque-là, après Razard et Enfantin : MM. Pierre