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Tome troisième.
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CHAPITRE IV.

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Le but de ces singuliers conspirateurs était, en sonnantle tocsin, de donner le signal de la révolte à diversgroupes de mécontents répandus dans la capitale, et quise tenaient prêts à marcher.

Les individus arrêtés furent mis en prison et jugés deuxmois après. Leur tentative n'avait eu rien de sérieux-,mais leur procès eut beaucoup d'importance, à cause dela lumière qu’il jeta sur les manœuvres de la police. Ilrésulta, en effet, soit des détails de l'instruction et des *interrogatoires, soit de la déposition des témoins, que lapolice avait été instruite du complot plusieurs jours à l’a-vance, et par une lettre du général Darriule, confidentdes dénonciations d’un agent obscur nommé Mathis, etpar les révélations d’un galérien nommé Pernot. Or, au-cune précaution n’avait été prise pour empêcher l'exécu-tion du complot, quoiqu'il eût suffi pour cela de formel-les portes des tours. II paraissait même incontestable queM. Carlier, chef de la police municipale, avait dit au gar-dien Gilbert de ne concevoir aucune inquiétude. D’autrescirconstances bizarres furent mises en relief par ce pro-cès. Ainsi, la nouvelle de la conspiration avait été annon-cée au journal anglais le Times, par une lettre de Paris datée du 3 janvier. Avant même que les agents de la forcepublique eussent pénétré dans les tours, il avait été ques-tion parmi eux d’une barricade, élevée réellement par lesaccusés. Au moment de l'arrestation de Considère, unsergent lui avait flairé les mains pour s’assurer si elles nesentaient pas l’essence; d’où l’on pouvait conclure quece fait particulier d’une bouteille d’essence portée dansles tours n’était pas même ignoré de la police. Enfin, le4 janvier, comme pour faciliter l’exécution du complot,