CHAPITRE IV.
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de police. M. Gisquet, qui, trompé par quelques-uns deses agents, avait déjà été dupe plusieurs fois des faux avisque les conspirateurs lui faisaient parvenir, M. Gisquet semontra d’abord fort incrédule et attendit des renseigne-ments plus complets.
Tel était l’état des choses, quand l'heure fatale sonnapour les conjurés. Les diverses brigades se réunirent,comme il avait été convenu, dans leurs quartiers respec-tifs. Elles comprenaient de deux mille cinq cents à troismille hommes. Il y avait des groupes à l’Observatoire, àla barrière de l’Étoile, à celle du Houle, aux Champs-Ëlysées , à la Bastille, au faubourg Saint-Antoine, le longdu canal Saint-Martin, et dans le voisinage de plusieursmagasins d’armes, dont le plan avait été dressé et qu’ons’était ménagé les moyens d’envahir sans peine. Un assezgrand nombre de gardes forestiers étaient aux barrières,armés chacun d’un fusil à deux coups. De son côté, Pon-celet s’était rendu chez un restaurateur de la rue desProuvâmes, et lui avait commandé un repas de plusieurscouverts pour la nuit, en lui remettant un billet de millefrancs. Ghez ce restaurateur devaient se réunir seulementles principaux conjurés. Aussi la surprise de Ponceletfut-elle extrême lorsqu’il vit accourir à lui successive-ment beaucoup de conjurés dont la place était ailleurs.
« Tout est perdu, lui disait l’un : on a donné contre-« ordre. — L’argent que j’attendais, disait l’autre, ne« m’est point parvenu ; ma troupe ne saurait sans dan-« ger stationner sur la place ou dans la rue, en attendant«'le signal. — Le chef dont j’avais annoncé la présence à« mes hommes, disait un troisième, ne s’est pas encore« présenté. Ils s’impatientent et me prennent pour unm. U