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Tome troisième.
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CHAPITRE IV.

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sait, n’est pas seulement un hospice ouvert aux capitauxsans emploi, elle est aussi le repaire de l’agiotage. L’occa-sion était belle pour examiner quelle influence la Bourse exerce sur le mouvement des capitaux, de quelle natureest l’élan qu’elle imprime à l’esprit de spéculation, s’il estbon de la tolérer et s’il n’appartient pas, du moins, à ungouvernement digne de ce nom, d’intervenir activement,et sous sa responsabilité, là où les fureurs du jeu sont sifécondes en malheurs, en fraudes, en succès odieux et enscandales. Nous exposerons dans le cours de cet ouvragel’état des finances du royaume sans négliger l’étude desimportants problèmes qu’un pareil exposé soulève. Cesproblèmes, la Chambre aurait dû les résoudre ; mais dé-truire les abus était au-dessus du courage d’une assembléedans laquelle siégeaient tant d’hommes dont ces abusmême avaient fait la fortune et constituaient la puissance.La Chambre vota donc le budget après une discussionaussi stérile que laborieuse. Le budget des dépenses ordi-naires et extraordinaires de l’exercice de 1832 s’élevaità 1 milliard 106 millions 618,270 fr. Le dernier budgetde la Restauration ne s’était élevé qu’au chiffre de 983millions 185,597 francs ! Le vote des lois de finances étaitattendu comme le terme des travaux delà Chambre. Le21 avril, parut la proclamation royale qui déclarait closela session de 1831. Cette session n’avait fait qu’ajouter lesdébats irritants de la tribune aux troubles de la place pu-blique, et la Chambre se séparait après avoir traversé unepériode de complots.