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Tome troisième.
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HISTOIRE UE DIX AXS.

légitimité s'était vue renversée. Sur les passions guer-rières ? dans un pays où la République et Napoléon avaientpassé, la guerre n'était plus possible qu'avec le drapeautricolore. Les légitimistes armés n’auraient donc pu arri-ver, même par le succès, qu’aux satisfactions d'une re-vanche éphémère : ils auraient préparé leur troisièmedéfaite. Eussent-ils voulu transiger avec les passions etles idées de la révolution, on peut mettre en doute s’ilsen auraient eu la faculté. Il est bien vrai que les jeunesgens du parti, n’ayant point pris part à l’émigration,étaient prêts à en secouer les préjugés; mais ces jeunesgens, que leur âge éloignait des affaires, l’auraient-ils em-porté sur les hommes mûrs et les vieillards? Les souve-nirs de l’émigration étaient-ils à ce point condamnés parle gros du parti, que leur influence n’eût point pesé surles commencements d’un règne? Dans tous les cas, lespartisans de Henri V ne pouvaient réussir qu’à force dedévoùment et d’enthousiasme. Or, la duchesse de Berri,si prodigue de son courage, ne fut pas sans doute long-temps à comprendre que chez une nation conquise par lapassion du repos et le génie du calcul, le temps était passédes entraînements chevaleresques, des folies qui réussis-sent et des entreprises dont on cherche moins le profitque l’éclat. Acceptée et voulue comme garantie de cer-tains intérêts continuellement en émoi, la monarchien’existait plus en France ni comme principe, ni commesymbole.