CHAPITRE VH.
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pide auxiliaire. Père et citoyen , il combattit avec unelouable véhémence l'idée d’une manifestation qui eût été,en effet, sans avantage et sans dignité. Il fut ensuite ques-tion d’envoyer au roi des commissaires chargés de luimontrer dans la politique suivie depuis 1830 la source detous les désordres. On objecta que la démarche était inu-tile, que le roi avait, comme Charles X , comme tous lesrois, une volonté immuable ; qu’il y avait folie à en douter;et que les députés de l’Opposition se devaient de ne pasaffronter les dédains’d’une camarilla, gonflée en ce mo-ment de haine et d’orgueil. Le mot république ayantretentiau milieu deces débats,etplusieursayant demandéqu’à la critique des actes du gouvernement on associâtune franche réprobation de ces principes terribles quiavaient 93 pour date, et pour symbole le drapeau rouge,M. deLafayette prit la parole. Il ne descenditpasà repous-ser des rapprochements aussi frivoles qu’injustes, et il sedéclara, sans détour, républicain. Ces mots qu’une mal-veillance habile s’était plu à lui attribuer : « Le duc d’Or-« léans est la meilleure des républiques, » il affirma quejamais sa bouche ne les avait prononcés. Et, rappelant,avec une noble désapprobation de lui-même, les journéesde juillet, éternel enseignement des peuples , sa confiancetrompée, ses illusions misérablement détruites, son aveu-glement châtié, il rejeta tout ce qui, dans une monarchie,pouvait ressembler à l’espérance. Mais ce vieillard coura-geux et sincère parlait à des hommes que la monarchieretenait à son service par d’invincibles séductions. Lesdéputés nommèrent trois commissaires : M. FrançoisArago , le maréchal Clausel, M. Laffitte. Le maréchalayant refusé, M. Odilon Barrot prit sa place dans la com-