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Tome troisième.
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CHAPITRE IX.

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chée avec le 65' régiment dinfanterie, reçut le dispositifde lattaque pour le soir. Le génie avait construit troisnouveaux radeaux pour les joindre au premier; et, pourfaire un pont qui, au moment de lexplosion de la mine,conduisît nos soldatsjusquà la brèche, on avait entreprisde combler avec des fascines garnies de pierres le restede la largeur du fossé. Ces travaux exigeaient une grandeprécision de détails : ils ne furent achevés que très-avantdans la nuit ; et lon put craindre quaprès être entrés dansla lunette, nous neussions pas le temps dy faire, à lafaveur des ténèbres, un établissement solide. Cependant,lentreprise conduite par le général Haxo eut tout le succèsquil était permis dattendre de cet habile officier. Le 14,à cinq heures du matin, la mine sautait, ouvrant auxFrançais une brèche très-accessible. Lordre daller la re-connaître en montant sur le sommet fut donné au lieute-nant-colonel Vaillant et au garde du génie Négrier. Aleur retour, et sur leur rapport, trois compagnies délitedu 65' se mettent en mouvement; la 2 e de grenadiers,commandée par le lieutenant Duverger, et la 3' de volti-geurs, commandée par le capitaine Courant, se portenten silence sur les radeaux et les décombres du rempart,pendant que, sous la conduite de ladjudant de tranchéeCaries , du 61', vingt-cinq grenadiers tournent la lunettepar la face droite, munis déchelles, et se dirigent à lagorge, pour escalader ou pour franchir la barrière. Enmême temps une autre compagnie de voltigeurs, celle ducapitaine Montigny. débouche par la droite, afin datta-quer aussi la lunette à la gorge et de fermer toute retraiteà la garnison. On a recommandé aux soldats de ne pastirer : ils marchent à la baïonnette, couronnent la brèche,