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Tome troisième.
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HISTOIRE DE DIX AXS.

et s’élancent avec la plus grande intrépidité sur la garni-son hollandaise, qui, surprise, enveloppée, met bas lesarmes, après une courte résistance. Quelques soldats hol-landais parviennent à s’échapper, d'autres sont tués oublessés, soixante sont faits prisonniers.

Ce premier revers n'abattit point le courage des assié-gés, mais l’armée assiégeante n'avait cessé de regarderson triomphe comme inévitable. Toutefois, les difficultés àvaincre étaient considérables et de diverse nature. Unepluie presque continuelle vint contrarier les travaux, et,dans la nuit du 17 au 18 elle tomba si abondamment quenos tranchées n’étaient plus que des ruisseaux de boue.A ces obstacles prévus s’enjoignaient d'autres auxquelsles Français ne devaient guère s’attendre. Trente mortiersofferts par le roi Léopold, avec des canonniers pour lesservir, et cinq mille bombes que le général Evain avaitproposé de faire diriger sur Berchem, voilà tout ce qu’a-vait valu à l'armée assiégeante la bonne volonté du gou-vernement belge . Or, le plus sérieux embarras de l'arméeétait le défaut de vivres, et surtout de fourrages. Sous cerapport, les inquiétudes du maréchal Gérard étaient fortvives. Dans une lettre pressante, il pria le roi Léopoldd'ordonner que le fournisseur belge fût autorisé à livreraux Français , suivant prix convenu, cent vingt mille ra-tions qu'il avait dans ses magasins. M. de Laneuville etle général St-Cyr Nugues écrivirent dans le même sens augénéral Evain. Pour toute réponse, celui-ci exprima ledésirqu’on attendit le résultatd’adjudicationsqui devaientêtre faites par l'intendant. Ces adjudications eurent lieu,en effet, et ne produisirent rien, tant les prix que propo-saient les adjudicataires étaient élevés! Que dire encore?