CHAPITRE I.
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par des gens de police le moment où elledeviendraitmère,qui pouvait répondre qu’elle ne parvînt pas à déjouer,quand l’heure fatale serait venue, la surveillance de sesgardiens? Qu'arriverait-il, d’ailleurs, si elle mourait encouches, ou si elle succombait aux tortures morales ré-sultant pour elle d’une investigation pleine d’insulte ? LePouvoir permetîrait-il qu'on préparât contrelui une accu-sation d’assassinat ? Ces craintes, de la part des ministres,étaient d'autant plus naturelles, que depuis quelque tempsla santé delà prisonnière s’altérait d'une manière visible.l>ès le 1" mars, un rapport avait été rédigé à Blave parcinq médecins, et l’on y disait 1 ■
« Il importera de procurera M m " la duchesse de Berri« la faculté de se rapprocher le plus tôt possible de son« pays natal, dont la température parait devoir être plus« favorable à sa santé; et si cette décision salutaire était« prise, il serait à désirer qu'elle fût exécutée avant le« terme de la grossesse présumée, dans la crainte qu’a-« près l'accouchement, les symptômes de l’affection pul-« monaire ne fissent des progrès trop rapides pour pér-il mettre un voyage quelconque. Ce conseil doit avoir« d’autant, plus de poids, que l'état moral de la duchesse« de Berri ne peut aujourd'hui que recevoir des impres-« sions de plus en plus fâcheuses par l’effet d'une déten-« tion prolongée. »
La conclusion était claire, et il est à remarquer que,parmi les signataires de ce rapport, MM. Canihac, Grate-loup, Bourges , Gin f rac, se trouvait M. Ménière, que legouvernement lui-même avait donné pour médecin à laprincesse, sur la présentation de M. Orfila.
1 Voir aux documents historiques, n» 3.