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Tome quatrième.
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HISTOIRE DE DIX ANS.

« entendez le cri d'un journaliste ! Ces soldats retenus au-« tour de vous, quand, de Francfort à Constantinople , on« sent de quoi remuer les rois et les peuples, quand l’Aile—« magne fermente sous cet esprit héréditaire qui fatigua« Charles-Quint et ruina Napoléon! Ainsi, l’Europe s’é-« chauffe au retour de l'incendie que 1830 avait attisé« dans son centre, l'esprit révolutionnaire se meut de« nouveau contre cette loi de Sainte-Alliance qui ne peut« plus désormais exister qu’entre peuples, une étincelle« de juillet retombe sur le foyer de la grande famille« européenne-, et, cependant, vous, vousjugez! Distrac-« tion impossible, aveuglement incroyable, si l’on n’y« cherche que celui de la passion ! iNon, vous ne ferez pas« croire que votre colère contre nous soit l'unique mobile« de ce procès -, non, lorsqu'il n'v a pas un sommeil qui« ne puisse être interrompu par un courrier, vous ne« nous persuaderez pas que vous vous endormiez à l'aide« d’une audience. Vous êtes dans une mauvaise voie,« mais vous y marchez, et ce procès termine votre ses-« sion, parce qu'il commence ce qu’une autre doitexécu-« ter. » Par ces paroles, on le voit, M. Cavaignac agran-dissait le débat ; il rattachait à un long et détestablecomplot contre les libertés publiques, ce qu’on aurait puprendre pour un simple élan de colère de la part dequelques députés blessés dans leur orgueil ; en un mot,de la cause de la Tribune , il faisait celle de la nation toutentière.

Après lui, M. Marrastprit la parole, et dans un discoursagressif, mordant, plein d'impétuosité, de verve, de cou-leur, il traça l’histoire de la corruption telle que le régimeconstitutionnel l’avait enfantée, telle qu’il la rendait né-