CHAPITRE 11.
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oessaire. Cette histoire, M. Marrast la résumait en ccstermes : « La ChambrequiconsentitauxtribunauxcTexcep-« tion et aux cours prévôtales: la Chambre qui toléra les« conspirations de police ; la Chambre qui laissa violer». la Charte impunément ; la Chambre qui prodigua les« trésors de l'État aux intérêts dont elle profitait la pre-« mière ; la Chambre qui abandonna la sûreté individuelle« des citoyens à l'arbitraire des ministres ; la Chambre
« qui poursuivit à outrance la liberté des opinions.
« qu’étaient-elles Pquel nomleurdonner ? La Chambrequi« accrut incessammentlestraitementsdes fonctionnaires,« qui les livra ensuite pieds et poings liés à l’administra-« tion; la Chambrequi entassa emprunts sur emprunts,« qui prodigua les fonds secrets, qui maintint tous les« privilèges, qui éleva des autels aux basses passions de« l'avidité, qui encouragea l’agiotage par l’amortisse-« ment, qui fit tout graviter vers le centre impur de la« Bourse , qui jeta honneur, dignité nationale, trésor pu-« blic à la voirie des loups-cerviers ; toutes ces Chambres.
« messieurs.prostituées! prostituées! » S’attaquant à
la corruption du jour, « ce n’est, poursuivit M. Marrast,
« un secret pour personne que ces spéculations heureuses« dont on a tant abusé, l’année dernière, pour les jeux de« Bourse ! Tout le monde se rappelle ces nouvelles con-« nues de la veille et publiées seulement le lendemain,
« après que d'importantes opérationsavaient pu être con-« sommées. La Chambre y était-elle étrangère ? Sans« doute. Et pourtant, on afiîchait dans l'intérieur des« séances la cote des fonds, comme pendant à l'ordre du« jour! Vos intentions doivent être excellentes, messieurs,
« et cependant, vous avez voté dans deux ans plus de