CHAPITRE li.
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Un événement imprévu vint ajouter à ce débordementd'accusations. Un jour, sur la façade de la maison quiavait servi de quartier-général à la révolution de juillet,ces mots parurent aux yeux du passant étonné : Mise envente de l’hôtel Laffitte.. Il était donc ruiné, celui qui avaitcouronné roi le duc d’Orléans, celui qui, pour en venirlà, n'avait pas hésité à jouer dans les péripéties d’unecrise inévitable une existence si long-temps digne d’envie Tcelui qui, plus tard, pour consolider son ouvrage, avaitconsenti à tenir les rênes du gouvernement au milieu dela tempête, abandonnant ainsi le soin de ses propresaffaires et faisant à sa royale créature le double sacrificede sa popularité, engagée dans les combats de la rue, etde ses intérêts financiers, mis à quelque sorte à la mercidu hasard! Tel fut le cri qui s'échappa soudain de toutesles bouches, lorsqu’on sut que, peu de temps après l'avé-nementde Louis-Philippe età quelques pas du château desTuileries , des affiches portaient : mise en vente de l’hôtel'Laffitte ! Les ennemis du roi en prirent texte pour l'accu-ser d'ingratitude, et ils le firent avec celte joie secrète etcette indignation bruyantequ’on puise dans lestorts ouïesimprudences d'un ennemi. De leur côté, les partisans deLouis-Philippe s'évertuèrent, pour mieux absoudre lemonarque, à noircir son ancien ami, auquel ils déclarè-rent, dès ce moment, une odieuse guerre de mensonges..Ils prétendirent que, lorsquela révolution dejuillet éclata,la maison Laffitte chancelait sur ses bases mal assurées ;que l’origine des embarras de M. Laffitte était dans lesspéculations qu’il avait faites sur le 3 pour 0/0; que, loinde s'être montré ingrat à l’égard de M. Laffitte, le roi lufavait tendu à plusieurs reprises une main secourable,.