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Tome quatrième.
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CHAPITRE 111.

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vient d'ajouter qu'en thèse générale Louis-Philippe , quiavait pris racine dans la paix, se prêtait cependant, et très-volontiers, à toute mesure ayant pour but l'augmentationde l'armée. « Qu’il est beau, disait-il un jour à un de ses« ministres qui lui montrait le chiffre des troupes dispo-« nibles, qu'il est beau d'avoir sous la main des forces« aussi considérables, et de ne s'en point servir ! » Motqui eût pu paraître philosophique et profond, si, enFrance , la garde nationale eût été seule employée à con-tenir les mécontents !

Après avoir obtenu l’agrément du roi pour la levéedes 50,000 hommes, M. Thiers n’eut pas de peine à obte-nir l’assentiment du maréchal Soult, ministre de la guerre.11 déplaisait au maréchal, pour lequel il n'avait, de soncôté, aucune sympathie; mais il lui prêtait, devant lesChambres, avec une complaisance si utile, le secours de sabrillante parole, qu’il avait fini par s'imposer à lui.

11 n'y avait plus à gagner que M. Humann, ministre desfinances ; et ici la résistance fut opiniâtre. M. Humannfaisait consister le génie d’un grand financier dans l’ardes petites économies ; et, de toutes les dépenses, cellesqui lui répugnaient le plus étaient celles qui avaient traità l'augmentation de l’armée. Aussi eut-il soin d'objecterque les fonds manquaient pour la mesure proposée ; qu'ily aurait lieu, par conséquent, à une demande de crédqu’on n’était pas sûr de voir accueillie avec faveur ; qu’ons'exposait gratuitement à des orages parlementaires donton ignorait les suites ; que, pour son compte, il nesouciait nullement de jouer sa responsabilité sur un coupde dé. M. Thiers insista, il représenta que la cause deChristine était la cause de la révolution de juillet elle-