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Tome quatrième.
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CHAPITRE IV.

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vernement redoubla d'audace, bien convaincu que, delong-temps, le parti démocratique ne trouverait au-dehorsun eliicace et sérieux appui.

Bientôt tout sembla se préparer pour un lamentabledénoùment. Dans des articles passionnés, le Journal desDébats , organe de la Cour, soufflait au ministère les plussinistres desseins, et à la bourgeoisie toutes les passionsde la guerre civile. A l’entendre, pour sauver la sociétéaux abois, il aurait fallu anéantir la presse populaire,mettre hors la loi la République , frapper au cœur ledroit même d’association , et couvrir la personneroyale d’un bouclier impénétrable à jamais. C’était encou-rager la résistance à se faire violente et désespérée, c’é-tait ouvrir devant le pays une carrière de sang. Mais leshommes du pouvoir s'agitaient dans leur impatience.Troublés de rencontrer à chaque pas devant eux le partirépublicain, poursuivis sans relâche de son qui-viveéternel, et comme il arrive souvent, de l’excès de la peur,précipités dans le vertige de l’audace, ils brûlaient de sa-voir au juste ce que renfermaient pour eux de périls lesprofondeurs de cette société qu’ils étaient aussi incapablesde calmer que de conduire. Les républicains, de leur côté,sentaient l'imminence d’une agression et ne cherchaientplus qu’à s’assurer l'honneur de l'initiative. La lutte com-mença donc. On intenta au National , feuille républicaine,un procès fondé sur des chicanes grossières, et qui netendait pas à moins qu’à le ruiner en lui enlevant sontitre. On attaqua le Populaire dans la personne de son ré-dacteur en chef, M. Gabet, qui, quoique membre de laChambre, se vît traîné devant le jury, en vertu d’uneautorisation obtenue sans peine des rancunes de la majo-