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HIÎTOIRE DE DIX AXS.
irritants du bulletin ministériel; les dispositions du géné-ral Bugeaud conciliantes le matin, assombries le soir etchangées en aigreur ; l'intervention toute pacifique d’Ar-mand Carrel repoussée par M. de Rumigny, sur un motiffrivole; ce même M. de Bumignv abandonnant indûmentson poste au Château pour aller remplir un office quepouvait remplir aussi bien tout autre ami du général Bu-geaud ; la remise de la lettre différée jusqu’après lecombat.comme si l’on se fût réservé d'en faire usage, au besoin,contre Dulong vainqueur; la lettre brûlée, plus tard, de-vant le roi ; la fête du soir non contremandée, quoiquerien dans la circonstance n’eût été plus convenable, sur-tout s’il était vrai, comme le Journal des Débais l’affir-mait, qu'on eût appris le dénoûment de la querelle avecune vive affliction ?
Nous avons dû adoucir la physionomie de cetie polémi-que, qui monta au dernier degré de la violence et de l'em-portement. Ce que nous venons d’en rapporter suffit pourindiquer quelle était alors l’effervescence des esprits, etce que les partis pouvaient oser.
Le meilleur ami de Dulong, son parent, Dupont (del'Eure), n’était pas à Paris dans la cruelle journée. Lesdéputés de l'Opposition lui écrivirent une lettre collectivepour s’associer à la douleur qui l’attendait. Elle fut poi-gnante. Ne se sentant pas la force de rentrer dans uneenceinte où la mort venait de marquer une place vide àjamais, et trop convaincu, d’ailleurs, qu’on n’arrêteraitpas de sitôt la France sur la pente où elle se précipitaitles yeux fermés, le vénérable Dupont (de l’Eure ) donnasa démission de député, voulant gémir dans la retraitesur les maux de son pays et sur ses propres maux.