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Tome quatrième.
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CHAPITRE IV.

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pent au hasard, ajoutant l'insulte à la cruauté , et se ven-geant de l’horreur qu’ils inspirent par des brutalités sansnom. Alors chacun de se précipiter. La rue Neuve-Vi-vienne est encombrée de fuyards qui remplissent l’air deleurs cris. Des femmes sont renversées et foulées auxpieds ; des enfants tombent sous le bâton et teignent lepavé de leur sang, des promeneurs paisibles se sont vusassaillis par des forcenés qui les terrassent, les meurtris-sent de coups, trépignent sur eux ; un commissaire depolice veut arrêter le cours de ces abominations : sonautorité est méconnue ; il insiste : on le menace. EtM. d’Argout, M. d’Argout lui-même est sur le théâtre oùse joue le drame. On fait avancer de la cavalerie; mais,à l’aspect de leurs hideux auxiliaires, les cavaliers rougis-sent de honte ; et c’est d’un geste bienveillant, c’est avecdes regards amis, qu'ils poussent devant eux la multi-tude.

L’indignation, à Paris , fut universelle. Au nombre desblessés se trouvaient beaucoup de citoyens attachés augouvernement ; chaque classe de la société, chaque opi-nion, avait fourni des victimes; la population tout entièrese sentit humiliée ; par pudeur, le Journal des Débats garda le silence; et M. Salverte, montant à la tribune,somma le ministre de rendre compte au pays de ce vilguet-apens. M. d’Argout, qui ne manquait ni de fermeténi d’esprit, resta écrasé, pourtant, sous le poids de l'ac-cusation. Il déclara que c’était pour mieux distinguerl’innocent du coupable qu’on employait des agents de po-lice déguisés , et ici les citoyens avaient été frappés indis-tinctement ! Il prétendit que c’était pour éviter les chargessanglantes de la cavalerie qu’on recourait aux brigades de