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Tome quatrième.
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HISTOIRE DE DIX AXS.

la police; et les agents de M. Gisquet, armés de bâtons,venaient de déployer une rage qui suppléait à tout ce quepeut avoir de plus funeste l'emploi des baïonnettes ! Lajustification était dérisoire; et d’ailleurs, le ministre lais-sait intact le reproche qu’on lui adressait d’avoir misl’arbitraire à la place des lois. Malheureusement, les enne-mis du Pouvoir servirent sa cause, en cette occasion, pardes exagérations sans probité et des récits infidèles. C’étaitoffrir à lamajoritéun prétexte pour amnistier le ministre:elleen profita. On s’empara des faits dont la fausseté étaitdémontrée, pour obscurcir des faits incontestables; et unbill d’indemnité sortit du sein des ricanements les plusodieux qui aient jamais porté atteinte à la dignité d’uneassemblée. Le gouvernement était donc absous par laChambre ; mais il avait été et resta condamné par l’opi-nion.

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Au reste, tout cela ne faisait qu’annoncer de plusgrandes calamités. Une loi depuis long-temps attenduepar les uns et redoutée par les autres, la loi contre lesassociations fut enfin présentée. Elle aggravait ce fameuxarticle 291 du Code pénal légué à la Restauration par ledespotisme de l’Empire, et contre lequel avait si violem-ment protesté le libéralisme conduit au combat parMM. de Broglie et Guizot . L’article 291 se bornait à pros-crire toute association de plus de vingt personnes nonautorisée : la loi nouvelle étendait les dispositions de l’an-cienne à toute association partagée en sections de moinsde vingt personnes. L’article 291 n’atteignait que lesréunions périodiques : la loi nouvelle ne tenait nul comptede la périodicité. L’article 291 ne menaçait que les chefsdes assosiations contrevenantes : la loi nouvelle pesait sur