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Tome quatrième.
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CHAPITRE IV.

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tous les associés sans distinction. Enfin, par une éclatantedérogation à la Charte, les infractions à la loi nouvelle età l’article 291 étaient déférées, non au jury, mais auxtribunaux correctionnels.

Ce fut le 11 mars que s’engagea cette discussion célèbrequi devait aboutir à une guerre civile. Pas un cœur quine fût rempli de trouble, pas un visage qui ne portât lestraces d'une vive anxiété. Il était impossible, on le savait,qu'à une loi semblable, si elle était votée, la Société desDroits de l’Homme ne répondit point par des coups defusil. Aussi M. de Ludre excita-t-il dans l’assemblée plusd'émotion que d’étonnement, lorsqu’il laissa tomber duhaut de la tribune ces paroles audacieuses et terribles :« La Société des Droits de l’Homme ne fera pas d’émeutes;« mais si elle n’était décidée à attendre que la volonté de« la France se manifeste, le nombre et le coui'age de ses« membres lui permettraient peut-être de livrer une ba-il taille_ » Voilà par quelle déclaration les débats s'ou-

vrirent ! Ils portèrent d’abord surdesattaques personnellesOn se montrait, assis au banc ministériel, trois hommes,dont l’un (M. de LSroglie) avait ouvert son hôtel, sous laRestauration, à la Société des Amis de la Presse , dontl'autre (M. Guizot ) avait dirigé la Société Aide-toi , le Ciel{'aidera, dont un troisième (M. Bartlie) avait fait partiede l'association des Carbonari . Le rapprochement fut faitpar tous les spectateurs; et M. Pagès (de l’Arriège)en ac-cabla les ministres, M. Guizot surtout. Et M. Guizot ne sutrépondre que par l'apologie des intentions et des vuesquianimaient la Société Aide-toi, alors qu’il en était membre.Pitoyable pétition de principes , banalité indigne d’unesprit sérieux ! il le sentait bien lui-même sans doute, car,