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Tome quatrième.
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CHAPITRE IV.

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M. Pagès (de l’Arriège) fit entendre la protestation sui-vante, dont la loi contre les associations devait à jamaisporter le stigmate : « Si un Français , homme de bien,« veut Fassociation pour propager et affermir leChristia-« nisme, je suis son homme, malgré vos ministres et votre« loi. Si un Français , homme de bien, veut une plus« grande diffusion des lumières qui préparent la moralité« de l'avenir et le bonheur de l'humanité, je suis son« homme, malgré vos ministres et votre loi. Esclave de« toutes les lois justes, ennemi de toutes les lois iniques,« entre les persécuteurs et les victimes je ne balancerai« jamais. Je ne connais pas de pouvoir humain qui« puisse me faire apostasier Dieu, l'humanité, la France .« Pour obéira ma consciense, je désobéirai à votre loi. »

Parmi les députés qui votèrent avec le gouvernement,il y en eut un qui ne le fit qu'après avoir déclaré tout hautqu’il entendait voter la loi présentée, uniquement commeloi d'urgence, comme loi d’inquiétude publique. Ce députéétait nouveau venu aux affaires; mais il lui avait suffi dedeux discours pour faire saluer en lui un des princes dela parole. Son génie, chacun depuis long-temps en con-naissait la moitié. Ce député était M. de Lamartine .

Dans M. de Lamartine, l’homme extérieur appartenaittout entier à la classe aristocratique : car il avait les traitsfins, les formes allongées, une dignité facile, une magni-ficence de gentilhomme, et cette élégance sans effort quise compose de riens exquis. Seulement, le commerce dela poésie l’ayant accoutumé à la pompe du discours, il neparlait point la langue des salons, langue vive et légèreet d’une futilité charmante. Qu’un pareil homme fût dé-mocrate, quelques-uns s’en étonneront. Rien de plus vrai,