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Tome quatrième.
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CHAPITRE IV.

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créance américaine? Jusqu’à quel point les prétentions del’Amérique à notre egard étaient-elles fondées? Voilà ceque la Chambre eut à examiner. Nous ne nous arrêteronspas ici aux discussions qui s’élevèrent alors dans le parle-ment, nous réservant d'exposer la question lorsque nousen serons à l’année 1835, époque où elle fut remise surle tapis. Nous nous bornerons à dire que les premiers dé-bats soulevés eurent pour résultat lerejet absolu de la ré-clamation.

Le ministère, dans son désir excessif de maintenir lapaix, n’avait rien négligé pour amener la Chambre à vo-ter en faveur de l’Amérique . Et cependant, il arriva queles fanjiliers du Château laissèrent tomber dans l’urne desboules noires.

Le fait était assurément fort extraordinaire ; car on nepouvait mettre en doute l'importance que le roi attachaità l'acceptation du traité. Aussi les amis de M. de Brogliene virent-ils dans ce résultat que le triomphe d’une in-trigue ; ils demeurèrent convaincus que M. de Brogliepesant au roi, on avait voulu le faire renverser par la ma-jorité. Pour cela, il est vrai, la Cour avait dû se résignerà un rejet qui lui était pénible-, mais la démission de M. deBroglie étaitau bout. Or, repoussé une fois, le traité pou-vait être présenté de nouveau ; tandis qu'une fois donnée,la démission pouvait être aisément rendue définitive. Auxyeux des gens de Cour, le bénéfice du calcul en dépassaitl’inconvénient.

Ce qui est certain, c’est que la Cour n'avait pas comptévainement sur la susceptibilité deM. de Broglie. Au sortirmême de la séance où il venait d'être vaincu, il alla sur-le-champ offrir au roi sa démission.