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Tome quatrième.
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CHAPITRE V.

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par le second. La peine fut terrible : quinze mois d'em-prisonnement et cinq mille francs d’amende ! Et, commesi c’eût été trop peu d’une pareille condamnation, on l'ag-grava en appliquant au condamné un règlement de prisonfait pour la lie des criminels. Des gendarmes saisirent l’é-crivain, et, de brigade en brigade, il fut traîné à Clair-vaux, au milieu de dix-huit cents voleurs. Et les hommesqui présidaient à l'accomplissement de telles vengeances,étaient les mêmes qui avaient crié anathème à la Restau-ration pour sa conduite à l'égard de MM. Magalon et Fon-tan !

Ainsi s'accumulaient les causes d’irritation et de ré-volte. Mais la désunion s’était glissée parmi les démocrateslyonnais. La Charbonnerie, à Lyon , manquait d'une or-ganisation solide. Plusieurs charbonniers, par une singu-lière ignorance de ce qui constitue la force des sociétéssecrètes, se plaignaient du mystère dont les membres dela haute-vente nationale restaient enveloppés, et ils nedissimulaient pas leur répugnance à suivre aveuglémentune impulsion dont on leur dérobait avec tant de soinl’origine. Deux Lyonnais, MM. Martin et Bertholon, ayantété élus présidents de vente, on demanda au dicastère deles initier au secret de la constitution de la vente natio-nale : il parut promettre et ne voulut ou ne sut pas sedécider. De fâcheux tiraillements s’ensuivirent. Les dissi-dents nomment des commissaires, on prépare un règle-ment nouveau, une reconstitution est imminente.

Ceci se passait au mois de juillet (1833). Godefroi-Cavaignac , qui était d’avis qu’il fallait lutter contre lePouvoir, au grand jour, à la face du soleil, arriva inopi-nément à Lyon . Il s’aboucha aussitôt avec les démocrates