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Tome quatrième.
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les plus influents, s’enquit de l'état de l'opinion, et uneassemblée se tint, en sa présence, dans les bureaux duPrécurseur, sous la présidence de M. Jules Séguin. Aprèsun examen approfondi des ressources dont le parti dispo-sait, on reconnut qu’il n’v avait pas lieu, pour le moment,à une levée de boucliers: qu'on devait se borner à unepropagande énergique; que, mt'rne en admettant le casd'une insurrection commencée à Paris, Lyon ne pourraitefficacement s v associer qu'avec l'adhésion volontaire etspontanée des ouvriers; qu’il importait, par conséquent,de prendre racine dans le peuple ; qu'en attendant, et dansla prévision d'une crise, il était bon de créer un pouvoirreprésentant toutes les forces vives de la cité et destiné àcentraliser l’action du parti, soit qu'il fût conduit à soute-nir la lutte, soit qu'il fallût assurer au peuple les avan-tages de la victoire. C’était donc tout à la fois un comitéde résistance et une municipalité provisoire qu'il s’agissaitd’instituer. Mais pour investir ce comité d’une puissancesuffisante, on convint d'un mode d’élection propre à en-lever autant que possible aux électeurs la connaissancedes membres élus. Chacun fit son bulletin, et, l'assemblées’étant séparée, le président dépouilla seul le scrutin,dont il ne communiqua le résultat qu'aux élus. On sutleurs noms plus tard C’étaient MM. Jules Séguin, l.ortet,Bertholon, Baune, Charassin, Poujol, Jules Favre, Michel-Ange Périer. Antide Martin, Kivière cadet.

M. Cavaignac choisit pour correspondants MM. Bertho-lon et Martin, leur donna les noms de tous les affiliés deprovince avec lesquels des relations actives devaient êtrepubliquement entretenues, et reprit la route de Paris .

L'heure semblait approcher où les républicains domine-