CHANTHE V.
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raient dans Lyon . Ln vain leur ascendant y était-il com-battu avec énergie : ils tendaient de plus en plus à s'im-poser par leur courage. Le 2‘.) juillet (1833), dans unerevue des troupes de la garnison, des gardes nationauxayant protesté hautement contre les bastilles, et une voixpartie du cortège du lieutenant-général Aymar ayant crié :« 11 y a ici des Autrichiens, » deux républicains, MM. JulesSéguin et Baune, courent chez le lieutenant-général Aymar,qu'entourait son état-major, lui demandent des explica-tions, et obtiennent un désaveu public.
La force du parti avait, toutefois, besoin de direction.Le comité formé par suite du voyage de M. Cavaignac , etqu'on appelait le Comité invisible, n'agissait pas et pa-raissait vouloir s'abstenir. Quant à la Charbonnerie dissi-dente dont nous avons déjà parlé, elle s’était mise àl'œuvre ; mais certaines divisions produites par des antipa-thies personnelles, la lassitude, la difficulté d’organiserune société secrète sans en resserrer le cadre, tout avaitconcouru à rendre stériles les efforts tentés. Des principauxdébris de la Charbonnerie il se forma, sous le nom deSociété du Progrès, une association qui eut une existencesemi-publique d’abord, puis tout-à-lait publique, et dontM. Lagrange fut l’àme.
La Société des Droits de l’Homme vint ensuite, et ellese modela sur celle de Paris . Née au mois d'octobre (l 833),elle commença par élire un comité composé de cinqmembres : MM. Martin, Berlholon, Baune, llugon etPoujol. Le 25 décembre (1833), une réunion généraledes sectionnâmes ayant eu lieu, le règlement fut adopté;on nomma deux nouveaux chefs, MM. Albert et Sylvain-court, et la Société se trouva définitivement constituée.