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Tome quatrième.
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HISTOIRE DE DIX ANS.

■corps par la force de leur intelligence et la générosité deleurs désirs; mais ces hommes ne constituaient pas lamajorité, dont on aurait pu résumer ainsi les espérances :augmentation du salaire dos ouvriers en soie. C'était toutsimple, hélas ! Qui s’était chargé d’instruire cette partiedu peuple, de lui donner des notions de morale, delà nour-rir des préceptes de la charité, de lui enseigner les im-mortels rudiments de l'Évangile? Et, d'un autre coté, com-ment se serait-elle livrée avec une entière confiance à uneassociation politique dans laquelle à des citoyens intelli-gents et courageux se trouvaient mêlés tant d’ambitieuximpatients, de démagogues pleins d’ignorance, de genssans aveu et d’agitateurs sans but? A. Lyon, d’ailleurs,l’influence du clergé sur une portion de la classe des ou-vriers en soie avait toujours été assez grande. Or, voicidans quel sens était dirigée cette influence, qui s’exerçaitsourdement et à petit bruit par les femmes. Ne voyant dansles fabricants que des libéraux et des sceptiques, le clergén’avait eu garde d’attiédir le sentiment de révolte qui ar-mait contre eux les ouvriers; mais en même temps ilpoussait ceux-ci à se défier du parti républicain tout enprofitant de ses sympathies. Et c’était bien là en effet, àl’égard de la Société des Droits de l'Homme , l’attitude desmeneurs du mutuellisme. Car, tandis qu’ils se laissaienttaxer de républicanisme, et s’aidaient, contre les fabri-cants, des prédications populaires de la Crlaneuse, ils n’é-pargnaient rien pour amortir dans les loges la propaganderépublicaine, et dans leurs ordres du jour, ils ne cessaientde recommander aux leurs l’observation des articles ré-glementaires qui portaient interdiction de la politique.

Ajoutez à cela que les Sociétés pullulaient dans la ville :