HISTOIRE DE DIX AXS.
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si la fatalité l’emportait , de donner au mouvement une im-pulsion assez vigoureuse pour le pousser jusqu’au succès.On avait recommandé à M. Albert de n’aller trouver niArmand Carrel ni Garnier-Pagès : le premier, parce qu'ilne faisait point partie de la Société des Droits de l’Homme;le second, parce qu’il paraissait trop modéré.
Ce ne fut pas sans difficulté que le comité des Droitsde l’Homme parvint, en attendant le retour de M. Albert,à dominer l'effervescence. Un jour, M. Martin apprend queplusieurs chefs de section tiennent, dans la rue Tupin, unconciliabule tumultueux; que la prudence dos chefs y esttraitée hautement de trahison, et qu’on y parle de secouerleur autorité. Aussitôt M. Martin se réunit à M. Hugon, etils se rendent en toute hâte au lieu désigné. Quarante sec-tionnâmes environ s'y étaient donné rendez-vous, et lafureur éclatait sur leur visage. Au milieu d’eux, un chefde section nommé Mercet se faisait remarquer par l’exal-tation de ses discours. Les membres du comité deman-dent qu'on se forme en assemblée, l’ne salle de concertreçoit tous les assistants, on ferme les portes, et M. Martinmonte sur une espèce de tribune, pour haranguer les plusfougueux d'entre les sectionnâmes. Il leur représente querien n'est prêt pour, un combat sérieux; que provoquer lalutte serait précipiter la ruine du parti ; que la patienceaussi est du courage; qu'il faut craindre de briser par uneardeur brutale les relations déjà nouées entre le comité deLyon et ceux des villes voisines. Il leur apprend ensuite levoyage de M. Albert, et leur donne lecture de plusieurslettres arrivées la veille, dont une signée Maximilien. Elleétait admirable d'énergie et de sagesse. La prudence et lamodération y étaient recommandées comme les vertus les