CHAPITRE V.
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plus necessaires aux républicains. M. Martin n’eut garded’en faire connaître l'auteur. C’était Buonarotti. Lemême esprit régnait dans une chaleureuse adhésion deM. Ménand, ancien procureur du roi à Chàlons-sur-Saône et dans les autres lettres, qui, toutes, promettaient,pour les circonstances ordinaires, un concours actif maisréfléchi. Un pareil langage ne répondait guère auxpassions de l'assemblée. MM. Bertholonet Baune survien-nent. Et, comme le mécontentement des plus indociless’exhalait en menaces, M. Baune prend la parole à sontour. Il déclare que le comité ne déchira pas, que les chefsde section en révolte seront cassés, et qu’on sauraleur répondre, s’il le faut, selon l’usage des gens decœur lorsqu’ils sont offensés. L’énergie du comité lesauva ; et la plupart des chefs de section se laissèrent rame-ner. Poussés par Mercet, qui plus tard fut connu pour unagent de police, quelques-uns persistèrent dans leursavèugles projets, et parvinrent à ameuter, dans la soirée,cinq ou six cents hommes qu’ils traînèrent par la ville enchantantla.lfami 7 /awe.lleureusement, l’autorité s'abstintde sévir, et ils se dispersèrent.
Cependant, M. Albert était arrivé à Paris . Se conformantaux instructions qu’il avait reçues, il se rendit d’abord aucomité de la Société des Droits de l’Homme , et fit partauxmembres qui le composaient de l’objet de son voyage.Mais MM. Cavaignac et Guinard étaient retenus à Paris par des devoirs pressants et ne voulaient point se séparerl'un de l’autre. M. Albert demanda conseil à M. Cabet , quiavait beaucoup d’ascendants sur le peuple des faubourgs.L'entretien eut lieu pendant la nuit dans les bureaux duPopulaire. M. Cabet s’v montra partisan d'une résistanceiv, 16