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Tome quatrième.
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HISTOIRE 1)E DIX AXS.

juges et des avocats pussent sortir, même en robes, dutribunal où les avait appelés l’afFaire des mutuellistes. etcela sans s’exposer à devenir victimes de l’affreuse con-signe, il fallut qu’un officier supérieur vînt les avertir, etqu’un ordre tout spécial protégeât leur retraite!

Déjà, en effet, Lyon était en pleine guerre civile. Sta-tionnées sur les principaux quais, sur les principalesplaces, et comme animées par un courant électrique, lestroupes faisaient feu de toutes parts. Le canon grondaitsur la place Louis-le-Grand. La mitraillade avait com-mencé, renversant sur le pavé hommes, femmes, enfants.

Comment résister à une attaque aussi brusque, aussiviolente? Car les communications ont été coupées par lessoldats, et le plus grand nombre des sectionnaires, desouvriers, se trouvent isolés, parqués dans leurs quartiersrespectifs, sans pouvoir ni se concerter ni se réunir.Quant à ceux des insurgés auxquels est parvenu l’ordredu combat et qui sont descendus sur la place publique,ils sont sans armes pour la plupart. Ils ont compté surdes dépôts de fusils : pure illusion ! Ils ont espéré quel’insurrection entraînerait l’armée : et toutes les mesuresont été prises pour que le soldat échappe au contact ducitoyen ; et c’est de loin, c’est à coups de canon que. larévolte est combattue. Ils ont cru à une organisation, etils n’aperçoivent autour d’eux qu’un effroyable désordre.Ils cherchent îles yeux les chefs, et beaucoup de chefssont absents. Alors presque tous se retirent découragéset la malédiction sur les lèvres ; les plus désespérés sedécident à rester à leur poste pour y mourir , la défaiteayant précédé le combat.

Et toutefois, dans cette confusion immense, on est par-