CHAPITRE V.
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M. Aymar. Mais le général Buchet : « Je vais le trouver« et lui faire part de vos observations. Attendez-moi. »Quelques instants après, le général reparut. L’ordre étaitrévoqué.
On a dit, — et c’est moins contre le lieutenant-généralAymar que contre M Gasparin que l’inculpation a été diri-gée, on a dit que, pour ajouter à l’importance de sa vic-toire, le pouvoir avait prolongé volontairement le combat;que, dans ce but, il avait renoncé à des positions quin’étaient point menacées; que, résolu à terrifier Lyon etla France , il n’avait point empêché, le pouvant, des cala-mités superflues; que c’était pour rendre les républicainsodieux aux propriétaires,qu’il avaitdéclaré la guerre auxmaisons, abusé de l’incendie, imposé aux soldats uneprudence féconde en désastres, et donné aux moyens dedéfense les proportions de sa haine plutôt que celles dupéril. Quelque invraisemblables que soient, par leur gra-vité même, de pareilles accusations, qu’il n’est presquejamais possible d’appuyer sur une démonstration officielle,les faits, on doit le reconnaître, ne sont pas de nature àles démentir. Il est certain que la Croix-Rousse eût étébien plus promptement apaisée, sans les excitations per-fides d’un nommé Picot, fourbe qui se cherchait des com-plices jxrnr les aller trahir et dont l’impunité fitscandale.Il est également certain que, dans la caserne du Bon-Pasteur, abandonnée par les troupes sans aucun motifapparent, les insurgés trouvèrent une cinquantaine de fu-sils, dont il semblait qu’on leur eût ménagé la conquête.Mais quoi ! dans la nuit du 10 au 11, le fort Saint-Irénée,que l’insurrection ne menaçait pas, fut évacué commel’avait été, dans la journée, la caserne du Bon-Pasteur,