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Tome quatrième.
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CHAPITRE V.

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été défendu, sous peine de mort, aux habitants, d’en-tr’ouvrir leurs portes ou leurs fenêtres : qu’en un mot,la garnison avait suppléé à sa force numérique par la dé-vastation et l’incendie.

Pendant que le mouvement de Lyon s'éteignait, uneinsurrection militaire se préparait à Lunéville . Enleverles trois régiments de cuirassiers en garnison dans cetteville, courir le sabre à la main sur Nancy et sur Metz , ysoulever le peuple au cri de vive la république ! et pousserdroit à Paris en faisant rouler devant soi le flot sans cessegrossissant des populations et des troupes révoltées, telétait le dessein qu’avaient formé les sous-ollîciers Thomas,Bernard, Tricotel, de Regnier, Lapotaire, Birth, Caillé,Stiller, tous hommes de résolution et de courage. Le 12avril (1834), jour où la guerre civile brûlait à Lyon sesdernières amorces, tout était disposé, à Lunéville , pourl'exécution du complot. Les sous-oiïiciers correspon-daient avec Epinal ; ils avaient des intelligences dansNancy ; le comité des Droits de l’Homme était prévenu deleurs projets; et Thomas avait usé avec succès de l’in-fluence que lui assuraient sur les soldats l’étendue et lafermeté de son esprit, enflammant les uns de sa colère,ouvrant aux autres la perspective d'un avenir plein d’é-clat, semant autour de lui l’enthousiasme républicain,parlant à tous enfin de patrie, de gloire et de liberté. Maisil était difficile que rien ne transpirât d’un pareil secret,et il paraît que, depuis quelques temps, la trace du com-plot était suivie. Le 13, C.uary, ex-maréchal-des-logis au7' de dragons, est inopinément arrêté à Épinal . Des ré-vélations importantes lui sont arrachées. L’autorité mi-litaire, à Lunéville , en reçoit avis, et Thomas se voit

IV.

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