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Tome quatrième.
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CHAPITRE Y.

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ville, porteurs de messages redoutés. Car le gouvernementavait cru devoir déployer toutes ses ressources ; et c’étaitavec une armée de près de 40,000 hommes, c’était avecle secours de la garde nationale de la banlieue convoquée,c’était avec 36 pièces de canon]braquées dans différentsquartiers, que les généraux Tourton, Bugeaud, Rumigny,et de Lascours, se disposaient à soutenir le combat.

L'attaque commença vers sept heures [du soir, et avecelle le deuil de plus d’une famille ! Un officier d’état-majorde la garde nationale, M. Baillot fils, portait des ordres àla mairie du 12 e arrondissement, et quatre chasseurs l’ac-compagnaient : une halle le blessa mortellement. M. Clia-puis, colonel de la 4 e légion, fut atteint au bras d unegrave blessure. Des soldats, des insurgés, tombèrent pourne plus se relever. Toutefois, la lutte fut courte. A neufheures, le feu s’éteignait, et l’on remettait au jour suivantla prise, désormais inévitable, des barricades qui coupaientencore les rues Transnonain, Beaubourg et Montmorency.

Ajouterons-nous qu’en ce moment le comité des Droitsde l’Homme n’existait plus de fait; que, victimes d’uneviolation de domicile inattendue, la plupart des chefs ex-piaient déjà dans les cachots leur trop aveugle confiance;que l’ordre du combat donné par ceux qui restaient libresne put parvenir aux sections, les commissaires d’arron-dissement qui devaient le transmettre se trouvant ou ar-rêtés ou dispersés ? Ainsi, grâce aux malentendus, audéfaut de discipline, àjla suppression] de la Tribune , àl'indécision du National, à l’ardeur inconsidérée de quel-ques-uns, à l’audace exagérée qui en livra d'autres auxcoups d’un arbitraire bien facile à prévoir, et grâce aussià des manœuvres de police soutenues par de vraies me-