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Tome quatrième.
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CHAPITRE VI.

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passa sous de favorables auspices. Nombre de seigneurs etd'officiers russes attendaient dans une pièce voisine avecles deux aides-de-camp du maréchal, MM. Delarue etChasseloup-Laubat. Or, quoique le premier eût déjà faitun voyage en Russie , et qu’il s'y fût lié d’amitié avec plu-sieurs personnes de la Cour, aucune d’elles n'allait verslui, aucune n’eût osé le reconnaître avant d’avoir inter-rogé les regards de l’empereur. Lemaître parut, il fit bonvisage aux deux aides-de-camp, s’avança vers M. Delarue,qu’il avait connu aide-de-camp du duc de Raguse, et,l’attirant dans l’embrasure d’une croisée, l’entretint enparticulier avec une bienveillance démonstrative. Quelquesinstants après, M. Delarue était l’objet des témoignages desympathie les plus empressés; chacun l’entourait, l’acca-blait de questions ; on se souvenait de l’avoir vu, et qu'onl’avait pour ami. Ces scènes, dont la puérilité même estsi féconde en réflexions, annonçaient que l’ambassadefrançaise allait avoir à Saint-Pétersbourg une meilleureattitude. Et en effet, à dater de ce jour, le rôle du maré-chal Maison ne fît plus que s’agrandir. Certaines particu-larités y contribuèrent qui semblaient devoir amener unrésultat opposé. Un jour, dans un grand dîner donne parl’ambassadeur français, la conversation étant tombée surles premières guerres de notre révolution, le maréchaltrouva moyen de rappeler incidemment et sans affectationqu’il était fds d’un paysan d’Épinay. On devine quel effetdevait produire sur une aristocratie nourrie de vanitésfutiles, de tels aveux faits avec une aisance parfaite et avecla fierté d'un plébéien sûr de lui-même. L’empereur netarda pas à savoir ce qui s’était passé, et son estime pourle maréchal s’en accrut. Des défauts mêmes de notre am-