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Tome quatrième.
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CHAPITRE VI.

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rentes Cours. Nicolas penchait du côté des premiers ; lesseconds trouvaient un auxiliaire dans l'ambassadeur fran-çais; et, comme son importance secondait leurs vues,loin des’étudier à l'amoindrir, ils s'efforcaient de la rendreplus grande encore par une déférence calculée aux opi-nions du maréchal.

l.a situation de l’ambassade française à Madrid étaitbeaucoup moins difficile à maintenir.

M. Zéa-Bermudez ne dirigeait plus les affaires d’Espa-gne : il était tombé devant la réprobation dont avaientpubliquement frappé son système deux capitaines géné-raux, Llander et Quesada.

Lorsque cet événement eut lieu, M. Martinez de la Rosavivait à peu de distance de Madrid , caché dans l'ombred'une retraite studieuse, et, du sein de ses loisirs litté-raires, suivant d'un œil inquiet les destinées de son pays.Poète, il n’était pas sans avoir marqué dans la politique,où il apporta cette élégance d'esprit, cette haine des bru-talités de la force que donne le culte honnête des muses.Admirable de probité, mais timide ; amant de la libertépourvu qu’on lui permît de la traiter avec défiance; con-vaincu jusqu’au courage, mais non jusqu'à l’audace; dé-pourvu enfin de ce degré de hardiesse qui, dans les tempsd'orage, est de la clairvoyance aussi ; le feu d’une imagi-nation méridionale ne suppléait pas suffisamment chez luià l'énergie absente des passions populaires, et la vivacitéde ses sentiments ne servait qu’à colorer la trop grandemodération de ses idées. C'était un de ces hommes quiont tout juste la force nécessaire pour commencer les ré-volutions, qu’il est donné à d'autres, qui souvent valentmoins qu’eux, de gouverner, de précipiter ou de clore.