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Tome quatrième.
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CHAPITRE Vil.

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tendre à cette dignité; mais il était doctrinaire. Or, quoi-que cette qualification n’eût pas de vrai sens politique,quoiqu’elle exprimât une manière d’ètre plutôt qu’une ma-nière de penser, il s'y attachait je ne sais quel vernis d’im-popularité tout-à-fait indélébile. Aussi n’était-il questionde la présidence, ni pour M. Guizot, ni pour M. Thiers .Et dès-lors quel parti prendre? Ils ne saluaient dans per-sonne la supériorité du talent, ils n’auraient accepté quecelle du nom : il fallait donc trouver un personnage à lasuite duquel ils pussent marcher sans trop sacrifier leurorgueil. Mais le maréchal Gérard se retirait, le maréchalSoult venait de tomber sous leurs coups, M. de Broglieétait odieux au roi : que faire? Restait M. Molé. On con-çut un moment l’espoir de l’attirer, et on parla de lui don-ner le portefeuille des affaires étrangères. Nouvel embar-ras! Ce portefeuille, M. de Rigny ne l’avait accepté provi-soirement que pour laisser entr’ouverte à M. de Broglie laporte du Conseil. C’eût été rendre impossible pour bienlong-temps le retour de M. de Broglie que de faire occu-per par M. Molé le département des relations extérieures.M. Guizot n’y pouvait consentir.

Au surplus, lui-mème, pendant ce temps, il était commeun point de mire pour les ambitieux du parlement etpour les familiers du Château. Tous ils avaient entouréM. Thiers , et tantôt l’irritant par des rapports infidèles,tantôt le flattant à l’excès pour éveiller en lui la jalousie,tous ils le pressaient de rompre avec les doctrinaires.Quel autre moyen avait-il d’asseoir inébranlablement safortune politique?Et quel faux pointd’honneur le poussaità subordonner sa destinée à l’ambition de quelques hom-mes gontlés de leur propre mérite et chargés de haines?