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Tome quatrième.
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CHAPITRE X.

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sa famille réclamait impérieusement son appui ; et, pourtout dire, il était à craindre que son parti ne lui sût pasgré d’un tel sacrifice. L'inspiration première l’emporta.Mais c’était M. Michel (de Bourges) qui avait rédigé la let-tre; c’était donc à lui qu'appartenait l’honneur d'un dé-voùment devenu nécessaire : il invoque son droit ; et,dans une lutte de générosité, céder étant impossible,MM. Michel (de Bourges) et Trélat conviennent qu’ils seprésenteront tous les deux à leurs ennemis, le premiercomme auteur, le second comme publicateur de la lettre.En conséquence, ils écrivent au président de la Chambredes pairs :

« Monsieur, la lettre dénoncée à la Chambre des pairs par le« ministère public est de l’un de nous, M. Michel ( de Bourges ) ;« elle a été publiée par un autre, M. Trélat; les signatures appo-« sées au bas de la lettre ne sont que fictives. 11 était urgent« d’envoyer quelques mots de consolation et d’encouragement à« nos amis en prison. Nous avons pris sur nous de faire imprimer,« à la suite de nos noms, les noms de collègues qui, nous en étions« sûrs, ne nous désavoueraient pas. Aujourd’hui que cette lettre« donne lieu à des poursuites, il est de notre devoir de faire con-« naître la vérité. C’est donc sur nous seuls que doit reposer la« responsabilité morale et légale de l’article incriminé. Nous nous« présenterons devant la Chambre au jour qu’il lui conviendra.

« Tbéiat, Michel. »

La réunion des défenseurs ne connut la déclarationprécédente que lorsqu’il n’était déjà plus temps d’y met-tre obstacle. Alors, plusieurs exhalèrent leur méconten-tement ; ceux-ci, parce qu’ils voyaient dans la résolutionprise en dehors d’eux un reproche indirect adressé à leurpusillanimité ; ceux-là, parce qu’ils enviaient l’éclat d'unrôle si honorable-, d’autres, parce qu’ils étaient blessés