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Tome quatrième.
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CHAPITRE \.

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des pairs en fit une rude expérience. Que dis-je? Elle eutdes inspirations louables, elle eut de prudents retours; etcela même tourna contre elle. En vain s’arma-t-elle depatience pour écouter jusqu’au bout des discours qui luiprodiguaient l'insulte; en vain M. Pasquier poussa-t-ilmaintes fois jusqu’à la condescendance les égards dus aumalheur : rien ne put calmer l’exaspération des accusés,rien ne put fléchir l’opinion. La Gourdes pairs n’avait pasvoulu la défense libre, et elle était conduite à la souffririnjurieuse. Elle n’avait pas craint d’interdire l’usage dudroit, et elle se voyait contrainte à en tolérer l’abus. Desorte qu’elle se sentait misérablement enlacée par les con-séquences du pacte signé avec le despotisme. Semblable àun voyageur égaré dans un pays de marais, chaque pasqu’elle faisait en avant ne servait qu’à l’enfoncer davantagedans l’iniquité, et elle marchait haletante sous le poids desa propre omnipotence. Je ne sache point que l’histoire aitjamais donné aux hommes un enseignement aussi utile etaussi profond !

Tendant ce temps, d’étranges et secrets préparatifs sefaisaient dans l’intérieur de Sainte-Pélagie, prison assi-gnée aux accusés parisiens . Dans la partie de la prison ap-pelée bâtiment de la Dette , et à peu de distance de l’esca-lier qui conduisait aux cabanons des détenus, il y avait uncaveau faisant face à la porte de la cour, dont il n’étaitséparé que par un très-petit corridor. Quelques détenus,parmi lesquels MM. Guinard, Cavaignac, Armand Marrast ,avaient remarqué ce caveau ; ils le jugent propre à uneévasion, et se procurent aussitôt le moyen d’y pénétrer.Malheureusement, le regard des gardiens plongeait sanscesse dans le corridor, la porte de la cour restant ouverteIV. 27