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Tome quatrième.
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HISTOIRE UE DIX AXS.

à toute heure : on trouva dans l’organisation d'un jeu dehalle des prétextes suffisamment plausibles pour la fermerau besoin, sans éveiller le soupçon. La sœur d’un détenuapporta sous sa robe les instruments qu’exigeait le perce-ment du caveau , et les travaux commencèrent. Pouréchapper au danger des indiscrétions, les premiers arti-sans du projet s’étaient abstenus de mettre dans la confi-dence le plus grand nombre de leurs camarades ; ils s’é-taient adjoint seulement Fournier, homme d’une adresseet d’une agilité singulières. Un succès inespéré couronnal’entreprise. Pendant que les uns travaillaient dans le ca-veau, à la lueur d’une lampe toujours près de s’éteindre,les autres faisaient sentinelle au dehors, habiles à détour-ner l’attention de leurs co-détenus et à déjouer par milleruses diverses la surveillance des gardiens. Par une heu-reuse coïncidence, des ouvriers avaient été introduits dansla prison pour des réparations urgentes, et le bruit qu’ilsfaisaient servait à couvrir celui qui partait du caveau. Maisoù conduisait la route qu’on se traçait ainsi au milieudes ténèbres ? On s’assura qu’elle traverserait souterraine-mcntla prison, passerait sous le chemin de ronde, étiraits’ouvrir dans un jardin. Restait à connaître la dispositionde ce jardin, ses différentes issues, le nom et les senti-ments du propriétaire. On a recours à M. Armand Barbés ,et celui-ci s'adresse, à son tour, à un dessinateur de sesamis en qui sa confiance était entière. Ce dessinateur avaitune sœur, jeune encore. Il la fait un jour sortir de sapension, s’achemine avec elle vers la maison du maître dujardin, et, arrivé à la porte, il demande à la jeune fille des’évanouir. Elle n’eut garde de s’y refuser, et lui d'appe-ler au secours. On vient, on s’empresse; la malade est