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Tome quatrième.
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CHAPITRE X.

41!)

transportée chez M. Vatrin (c’était le nom du propriétaire),•et, l’évanouissement dissipé, on propose une promenadeau jardin. C’est ce que le frère attendait. L’examen deslieux fut fait d’un œil exercé, le plan du jardin fut dressé,et, le lendemain, les conspirateurs du caveau apprirenttout ce qu’il leur importait de savoir : la maison deM. Vatrin était située entre le jardin et une cour donnantsur la rue Copeau : pour sortir du jardin, resserré entredes murs assez élevés, il fallait absolument traverser lamaison ; et, quant au propriétaire, c’était un partisan dé-claré du gouvernement. Dépareillés données étaient peurassurantes. Cependant les travailleurs ne se découragè-rent pas. La terre qu’ils déplaçaient, soigneusement éten-due sur toute la surface du caveau, l'exhaussait sans enmodifier l’aspect d’une manière sensible, et ils étaient par-venus à masquer si exactement l’ouverture, qu’il eût étépresque impossible, en leur absence, de découvrir la tracede leurs travaux. L’activité qu’ils y déployèrent fut pro-digieuse. Au bout de quelques jours, la besogne se trou-vait terminée : la route mystérieuse s’alongeait sous laprison de façon à en dépasser les limites, et il n’y avaitplus qu’une croûte de terre peu épaisse entre les détenusde Sainte-Pélagie et la liberté.

Or, chose remarquable et qui témoigne bien hautementde la puissance de certaines convictions, ceux qui venaientde conquérir si] péniblement le moyen d’ètre libres, ceux-là mômes s'imposèrent la loi de rester captifs tant quel’espoir de combattre fructueusement leurs ennemis parla parole ne leur serait pas enlevé. L'évasion fut doncajournée et le caveau tenu en réserve.

Mais la pairie ne tarda point, par une aggravation d’ar-