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Tome quatrième.
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HISTOIRE DE DIX AXS.

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Espagne, sous Napoléon , paraissait le préoccuper vivement.L'expédition que demandait M. Thiers réussirait-elle? Nostroupes n'allaient-elles pas trouver, au-delà des Pyrénées ,tous les dangers de cette guerre de partisans qui avait laitpâlir l’étoile du plus grand capitaine des temps modernes?Voilà ce que le roi opposait à son ministre, et il n'écou-tait qu’avec une froide incrédulité tout ce que celui-cidisait de l'impossibilité où serait don Carlos de se main-tenir entre une invasion française et les troupes deChristine. L’Espagne n'est plus qu'une Vendée épuisée,répétaitsans cesse M. Thiers ; il ne lui estpas plus donné derecommencer les prodiges de cette résistance qui étonnaNapoléon, qu’il n’a été donné à la Vendée de se réveiller àla voix de la duchesse de Berri, et de se montrer telleque l'avaient faite Cathelineau , Bonchamps, Larochejaque-lein et Lescure. Et, à l'appui de son opinion, M. Thiers citait celle de M. de Rayneval, ambassadeur de France àMadrid , qui, dans toutes ses dépêches, insistait vivementpour l'intervention , et déclarait le gouvernement deChristine perdu, si l’orage qui grondait autour d’elle n’é-tait détourné par une démarche dont il affirmait l'impor-tance décisive en même temps qu'il en niait le péril.

Mais le roi n'entendait pas jouer son repos et la paixsur les hasards d’une semblable appréciation. Peut-êtreaussi y avait-il un motif secret à l'opiniâtreté de sa résis-tance. On a cru que don Carlos lui avait fait mystérieu-sement donner l'assurance que, s’il consentait à resterneutre, lui, don Carlos, s'engageait à ne prêter aucunappui à la cause de Henri V.

Quoi qu’il en soit de cette conjecture, M. Thiers se vitbientôt réduit à la nécessité de rompre ouvertement avec