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Tome quatrième.
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HISTOIRE DE DIX AXS.

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Puissances alliées. 11 fallait donc, suivant M. de Broglie,consulter l’Angleterre et attendre son avis.

M. Thiers ne pouvait combattre cette opinion, puis-qu’elle s’appuyait réellement sur le texte du traité; maisil sentit bien que, dès ce moment, la cause soutenue parlui était perdue. Le Cabinet de Saint-James, en effet, étaitreprésenté, à Madrid , par Georges Yilliers, depuis lordClarendon, homme asservi à des habitudes d’élégancefrivole, et mêlant volontiers la vie des salons à celle desaffaires. Une rivalité qui n'avait rien de politique étantsurvenue entre Georges Yilliers et M. de Toréno, membredu Cabinet de Madrid, l’ambassadeur anglais s’était déta-ché, presqu’à son insu, comme il arrive en pareille occur-rence, du parti dont M. de Toréno était un des chefs, etles exaltés l’avaient entouré. Ses dépêches s’en ressen-tirent, et durent rendre naturellement plus réservés, àl’égard du ministère espagnol, les chefs du Cabinet deSaint-James, d’autant qu'il suivait avec jalousie les progrèsde l'influence française à la Cour de Madrid. Cette dispo-sition, jointe sans doute à la manière adroite dont laquestion d’intervention fut posée par les Tuileries, décidal’Angleterre à répondre négativement. C'est ce que Louis-Philippe avait espéré. M. Thiers était vaincu, et il ne luirestait pas même un prétexte pour offrir de nouveau sadémission, que le roi, si elle avait été isolée, auraitacceptée avec joie.

On refusa donc à l'Espagne les secours qu’elle avait de-mandés; mais quand la nouvelle de ce refus parvint àMadrid , M. Martinez de la Rosa n’était plus ministre, etM. de Toréno le remplaçait dans la présidence du Conseil.

Au reste, des événements intérieurs d’une douloureuse