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Tome quatrième.
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CHAPITRE XI.

«S

feu, quatre crevèrent, et ce hasard fut sans doute ce quisauva le roi.

La chambre contenait une alcôve, et dans cette alcôveun matelas, plié en deux, laissait lire sur un de ses coinsle mot Girard , nom du locataire de l'appartement. Girard,d'après les informations prises, habitait la maison depuisquelques mois. 11 se donnait pour mécanicien. Jamais laconcierge n’était entrée chez lui : il n’y avait reçu qu’unhomme qu'il faisait passer pour son oncle, et troisfemmes qu’il disait ses maîtresses. Le 28 juillet, on l’avaitvu aller et venir, monter et descendre, dans un état mani-feste d’agitation, et il était entré dans un café voisin poury boire, contre son habitude, un petit verre d’eau-de-vie.Au corps-de-garde où on l’avait conduit après son arres-tation, un garde national lui ayant demandé : « Qui ètes-« vous? — Gela ne vous regarde pas, avait-il répondu« avec assurance : je le dirai quand je serai interrogé. »il portait sur lui de la poudre : interrogé sur l’usage qu’ilen voulait faire, il dit : Pour la gloire. Plus tard, à l’é-poque de son procès, nous ferons connaître ce misérable,dont le véritable nom était Fieschi, et nous dirons les ma-nœuvres à jamais honteuses qui furent pratiquées pourlui arracher des aveux.

Tout Paris connaissait déjà les malheurs de la journée,et la consternation qu'ils y avaient répandue est plus fa-cile à concevoir qu’à décrire. L'affliction était univer-selle, profonde, et, chez quelques-uns, mêlée d’effroi.Sur les places, dans les rues, on ne s’abordait que pardes questions sinistres. Que signifiait cette rage aveugle?Comment un aussi exécrable forfait avait-il été possibledans un pays qui était la France ! Et l’on disait le ncmbre