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Tome quatrième.
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DOCUMENTS HISTORIQUES. 483

sionnement pour les forces de terre et de mer qui seraient fournies tombe-ront à la charge de la Puissance qui aura demandé le secours.

Art. 5. Quoique les deux hautes Puissances contractantes soient sincè-rement intentionnées de maintenir cet engagement jusqu’au temps le pluséloigné, comme il se pourrait que, dans la suite, les circonstances exi-geassent qu’il fût apporté quelques changements à ce traité, on est convenude fixer sa durée à huit ans à dater du jour de l’échéance des ratificationsimpériales. Les deux parties, avant l’expiration de ce temps, se concer-teront, suivant l’état où seront les choses à cette époque, sur le renouvelle-ment du même traité.

Art. 6. Le présent traité d’alliance définitive sera ratifié par les deuxhautes parties contractantes, et les ratifications en seront échangées àConstantinople , dans le terme de deux mois, ou plus tôt, si faire se peut.

Le présent traité, contenant six articles, et auxquels il sera mis la der-nière main par l’échange des ratifications respectives, ayant été arrêtéentre nous, nous l'avons signé et scellé de nos sceaux, en vertu de nospleins-pouvoirs, et délivré, en échange contre un autre pareil, entre lesmains des plénipotentiaires de la Sublime-Porte Ottomane .

Fait à Constantinople , le 26 juin, l’an 1833 (le 20 de la lune de Lefer,•l’an 1,249 de l’Hégire ).

Signé Comte AlexisOrloff. ( L. S. )Signé A. Boutenief. ( L. S. )

Article séparé et secret du précèdent traité d’alliance.

En vertu d’une des clauses de l’article l ,r du traité patent d’alliancedéfinitive entre la Sublime-Porte et la Cour impériale de Russie, les deuxparties contractantes sont tenues de se prêter mutuellement des secoursmatériels et l’assistance la plus efficace pour la sûreté de leurs États res-pectifs. Néanmoins, comme S. M. l’empereur de toutes les Russies vou-lant épargner à la Sublime-Porte Ottomane les charges et les embarrasqui résulteraient pour elle de la prestation d’un secours matériel, ne de-mandera pas ce secours, si les circonstances mettaient la Sublime-Portedans l’obligation de le fournir, la Sublime-Porte Ottomane , à la placedu secours qu’elle doit prêter au besoin, d’après le principe de réci-procité du traité patent, devra borner son action, en faveur de laCour impériale de Russie, à fermer le détroit des Dardanelles , c’est-à-dire à ne permettre à aucun bâtiment de guerre étranger d’yentrer sous unprétexle quelconque.