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Tome cinquième.
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CHAPITRE I.

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Cependant, les ténèbres qui avaient d’abord environnél’assassin commençaient à se dissiper. Il s’était donné d'a-bord le nom de Cirard et s’était dit natif de Lodève : surl'indication de M. Olivier Dufresne, inspecteur des prisons,M. Lavocat fut appelé auprès de lui et le reconnut. Sonvéritable nom était Fieschi.

Doué d'une énergie que servaient en lui les calculs de labassesse la plus raffinée, et vaniteux jusqu’à la démence,cet homme avait contracté toutes les souillures. Condamnécomme voleur et comme faussaire, après s'ètre battu bra-vement comme soldat, il était sorti des prisons d’Embrun ,amant d'une femme dont plus tard il corrompit la fille. Enlui tout apparaissait monstrueux, môme son origine; caril était né en Corse, terre habitée par une race héroïque,et jamais pareil misérable n’appartint à si noble pays.Long-temps il traîna de ville en ville son inquiétude d’es-prit, sa pauvreté intrigante et ses vices. Attiré à Paris en 1830, il y exerça, non sans intelligence, divers métiersdont sa fourberie accrut les profits. C'est ainsi qu'à l’aidede certificats supposés, il avait obtenu du gouvernementles faveurs réservées aux condamnés politiques. Sicaire endisponibilité, il lui arriva d'offrir à ceux dont le patronages'était égaré sur lui, ses services meurtriers. Ayant venduà la police son âme et son bras, il se fit l'homme des partiscontraires, souffla la révolte, marcha contre l’émeute unpoignard à la main, et vécut en aventurier de carrefourjusqu'au moment où ses fraudes découvertes ne lui lais-sèrent que périls, opprobre et détresse. Réduit alors à fuirun châtiment plein d'ignominie, abandonné par l'une desdeux femmes qu’il flétrissait d'une affection incestueuse,désespéré, furieux, impuissant pour tout, si ce n'est pour