CHAPITRE III.
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l'histoire, les arts, la littérature, tout ce qui élève, eu lecharmant, l’esprit des hommes; le journalisme, en unmot, allait devenir le porte-voix de la spéculation. Nuldoute que, sous cet aspect, la combinaison nouvelle nefût condamnable. D’un autre coté, elle appelait à la viepublique un grand nombre de citoyens qu’en avait éloi-gnés trop long-temps le haut prix des journaux; et cetavantage, il y avait évidemment injustice à le méconnaî-tre. Mais les intérêts sont toujours absolus et exclusifs dansleurs colères : M. Émile de Girardin, qui avait commencél’attaque, fut attaqué à son tour, et avec un blâmable ex-cès d'âpreté, par quelques-unes des feuilles dont une con-currence inattendue menaçait la prospérité ou l'existence.Kt, chose étrange ! ce fut le Bon Sens , journal démocra-tique, qu'on vit figurer à la tète de ce mouvement. Il estvrai qu’alors la direction du Bon Sens était flottante etdivisée, circonstance qui permit à un des rédacteurs dufeuilleton, M. Capo de Feuillide, de faire agréer ses atta-ques contre la presse à bon marché et contre M. de Gi-rardin. Les articles publiés étaient écrits avec beaucoupde verve, beaucoup d’esprit, mais sur un ton qui man-quait de mesure et de gravité. M. Émile de Girardin , quiavait un journal pour se défendre, se défendit par un pro-cès en diffamation, se réfugiant de la sorte sous la pro-tection d’une loi qui n'admet point l'accusateur à prouverque l’accusation est juste. De là une irréparable catas-trophe.
Armand Carrel , en effet, n’avait pas cru devoir resterspectateur impassible d’une querelle commencée par unjournal de son parti ; et le 20 juillet 1836, il publiait dansle National quelques lignes dans lesquelles il soutenait