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Tome cinquième.
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HISTOIRE DE DIT ANS.

que M. de Feuillide avait bien le droit de trouver mau-vaise lentreprise de M. de Girardin, blâmant dailleurs cedernier d'avoir eu recours aux lois de septembre.

M. Émile de Girardin répondit par un article qui sem-blait jeter des doutes sur la loyauté du rédacteur en chefdu National, et annonçait en termes généraux des atta-ques ultérieures.

A légard de lhomme qui prétendait entrer en lice aveclui, Carrel était placé assez haut pour ne se pas émouvoir..Mais il se laissa emporter par lardeur de son sang.

Avant daller plus loin, je dirai quelle était alors sa si-tuation desprit. Un trouble invincible lagitait. Car, touten le saluant chef de parti, lopinion ne lui fournissaitaucun point dappui sérieux, et il le sentait amèrement.Gomme il était dans sa nature de redouter les emporte-ments populaires, et que la possibilité dune vaste ré-forme sociale lui apparaissait à peine dans le lointain,,peut-être se serait-il appuyé volontiers sur la bourgeoisie,sil lavait jugée digne de la république et accessible augoût des grandes choses. Mais la voyant soumise en géné-ral à des passions grossières, amoureuse dun repos sansgrandeur, passionnée pour le médiocre et servile par cu-pidité, il sétait détourné delle avec un mélange de regretet dindignation. Il portait, dailleurs, à celui quelle avaitchoisi pour guide, une haine presque personnelle, unehaine dont chaque accident nouveau de la politique ve-nait envenimer et creuser dans lui la blessure.

D'un autre côté, il se trouvait mal à laise dans sonpropre parti. Il seffrayait davoir à conduire certainshommes dont lobéissance même était impérieuse et vio-lente 5 il leur supposait une ardeur de représailles, des ar-