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Tome cinquième.
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HISTOIRE DE DIX AXS.

navait-oi) pas porté sur le pacte une main impie? nel'avait-on pas renversé de fond en comble ? et, pourchanger les termes dun si auguste contrat, ne fallait-ilpas lunanimité des cantons? Voilà ce que M. Gaullieursoutint avec beaucoup de force et de véhémence dans leAomelliste vaudois, organe fidèle des patriotes Suisses .

' Telle était la situation des choses et des esprits, lors-qu'une machination odieuse fut tout-à-coup découverte.

Le 19 juillet 1836, M. de Montebello sétait adressé auDirectoire pour réclamer l'expulsion d'un nommé Conseil,dans lequel lambassadeur français dénonçait un complicede Fieschi. Or, le 10 août, à dix heures du soir, le pré-fet de Nidau reçut avis que, parmi plusieurs étrangersqui étaient logés à l'hotel-de-ville, se trouvait un espion.-dessus le préfet de Nidau exigea lexhibition des passe-ports. On lui en remit deux sous les noms de Berthola etMigliari, italiens, et un troisième sous le nom de Ilermann,français , natif de Strasbourg , commis-voyageur, circulanten Suisse pour affaires de commerce. Ce dernier passeportavait été délivré pas lambassade française , le 15 no-vembre 1835, et était signé : Le chargé daffaires deFrance , G. de Belleval. Le même fonctionnaire reçut aussidivers papiers appartenant au prétendu Hermann, parmilesquels : 1° un passeport sous le. nom dAuguste ChéliConseil, daté dAncône , le 22 avril 1834; 2° un autrepasseport sous le nom de Corelli , délivré à Besançon parle préfet du Doubs , le 4 août 1836, valable pour un an.Arrêté et conduit devant le préfet de Nidau , le prétenduHermann avoua que son nom véritable était Conseil ; ilreconnut les trois passeports, et finit par confesser qu'ilétait, depuis quelque temps, au service de la police fran-